Vivre s'écoule dans l'attente
Avec ses heures épuisées.
L'espérance luit sous les ruines,
Nos yeux voient les choses changer
Puis une ombre amie apparaît
Et se précise dans la nuit;
Alors nous agrippons l'espoir
Mais au sortir de nuits d'angoisses
Brûlées d'implorantes douleurs
L'aube nous découvre meurtris.
Ainsi la jeune fille attend
Celui que le sort lui destine
Ainsi le jeune amant attend
Perdue sur un lointain rivage,
Celle qu'il aime d'espérance.
Vivre s'écoule dans l'attente
Avec ses heures épuisées.
Tel celui qui attend la mort
L'oeil atterré, seul dans sa chambre,
Et maudissant sa solitude
Après une existence vide.
Et puis viennent les jours pléniers
Où, après tant d'attentes vaines,
Le coeur éclate d'espérance;
Souvent les silences des nuits
Rendent les lendemains féconds
Et font attendre les beaux jours
Dans l'espoir et l'enthousiasme.
Ainsi désirs et ambitions
Dessinent sans fin nos visages
Et des jours entiers, un par un,
Un à un, se passent à attendre,
A attendre encore, à attendre
A attendre, attendre..., toujours...