C'est
la vie, l'amour, la mort .
C'est le babil de l'aurore sur les larmes de la nuit,
La rosée s'arc-en-cielle,
L'espoir nouveau s'élabore sur un Paradis enfuit ;
C'est un vol d'hirondelles
Joueuses,
Ivres de parfums, de terres, de plantes ,
Charmeuses,
Elfes du festin de l'aube naîssante ;
La musique est un appel, un guide, un onguent
Et roule la mer
C'est l'hymne de la cigale pour son amant aux doigts d'or ,
Ciel et terre s'embrasent,
Le vent déploie ses rafales pour voiler leurs corps à corps ;
Des colombes qui jasent
Vigiles
D'un sanctuaire paré de fleurs mauves ,
Tranquilles,
Une source éclatante pour alcôve ;
C'est la vague où l'été se voluptuose ;
La musique est un feu, une île, une rose
Et roule la mer
C'est le murmure du cyprès en un doux mirologue,
Le jour s'enchrysalide,
Tout abjure en de noirs apprêts pour un morne épilogue ;
Le rossignol candide,
Obstiné,
En ses trilles module sa souffrance,
Forcené,
Il ranime la torche d'espérance ;
C'est une vague où l'hiver vif s'apaisante ;
La musique est un seuil, de la myrrhe , l'acanthe
Et roule la mer