On les retrouve souvent
Aux portes des églises,
Où, en attroupements,
Elles discutent et devisent.
Elles viennent s'abreuver
De paroles d'Evangiles,
Et déverser leur bile,
Au creux des bénitiers.
Sur le perron des lieux sacrés,
Elles croassent et coassent,
Emettant leurs avis éclairés,
Sur la lie de la populace.
Se réclamant de la parole de Dieu,
Qu'elles écoutent avidement chaque dimanche,
Elles émettent des jugements impérieux,
Qui condamnent leurs prochains à la planche.
Elles ont une idée bien précise,
De la morale et de ses lois.
Quiconque s'en singularise
Est alors traité en paria.
Elles se disent chrétiennes,
Et, par la vie qu'elles mènent,
Croient détenir l'unique clé
D'un Eden réservé.
A trop ouvrir la Bible,
Parler du Saint Esprit,
Elles ferment leur esprit,
Et nient tous les Epîtres.
On retrouve souvent,
Aux fortins des couvents,
Grenouilles et corneilles.
Corneilles et grenouilles,
Couvent, cassent et embrouillent,
Et me cassent… les oreilles.