Un ciel d'huître, opaque et laiteux,
Distille sur décembre vide
Ses larmes froides,
Et le sable a la chair de poule
Sous le picotement humide
Crispant la plage.
Tristes petites vagues grises
Vont et reviennent,
Grognent et geignent,
En une danse monotone
Au long murmure incantatoire.
Fascinée, droguée, dérisoire,
Debout face à de nouveaux dieux,
Je titube en fermant les yeux
Car l'air salin,
Comme un venin,
Pénètre mon corps affaibli.
Qui devient fou.
Et qui me quitte
En se livrant au vent malin,
Avec l'absolue soumission
D'une offrande pour messe noire,
Faite à la gloire
D'Hiver breton.