Ce matin, je me suis levée, au ralenti.
Mais où donc est passée cette belle énergie
Qui tout l'été m'habitait ?
Disparue, envolée, partie en fumée.
Elle s'est évanouie en diffuses vapeurs,
Me laissant seule en mon fort intérieur.
Les jours, petit à petit, déclinent, s'amenuisent
Et comme la lumière, mes forces s'épuisent.
Pareil au soleil de l'automne,
Mon optimisme s'est voilé.
Il a fait place à des humeurs atones.
A une mélancolie lancinante et marquée.
Je n'ai plus d'entrain, tout me pèse.
Plus rien ne me tente, diffus malaise.
La lumière a fait place à la grisaille.
Depuis, le cafard automnal me tenaille.
Les brumes, inéluctablement, viennent m'envahir.
Je les laisse faire, sans me battre, avec raison.
Je sais qu'avec le cycle des saisons,
Des jours meilleurs finiront par revenir.