L'été s'en est allé,
Avec ses chaleurs, ses fêtes, ses moissons.
Déjà la nature s'est parée
De ses brumes, ses colchiques, ses champignons.
Dans les bois, les forêts,
Tout est majesté, mature, épanoui.
Les couleurs arborées
Sont un hymne, un cantate, une symphonie.
Les arbre crépitent, véritable incendie :
Les bouleaux, enflammés, ont jauni.
Les hêtres, brûlants, sont maintenant cramoisis.
Et les érables flambent en un carmin inouï.
Dame nature, à son apogée, est ultime, élégante ;
Au zénith de sa gloire et de sa passion.
Jamais plus elle ne sera aussi séduisante
Qu'aujourd'hui, au seuil de son sommeil profond.