C'était un jour d'automne , maman profitait de l'absence de mon père qui travaillait au service de nuit ce jour- là pour sortir le soir en compagnie d'une voisine. Elles passeraient d'abord chez la sur Mihriban se faire dire si le bébé que cette amie portait dans son ventre sera une fille ou un garçon ; le mari était vraiment furieux parce qu'elle accouchait toujours de fille ; c'était sa dernière chance, car, si cette fois encore le bébé était une fille son époux la répudierait. Entre - temps, maman achèterait une amulette à la Sur Mihriban qui lui servirait à la protéger de papa. Puis au retour, elles iraient chez mon oncle maternel qui habitait près de la maison de la voyante, elles présenteront les condoléances à sa bru qui venait de perdre son père. Avant minuit, le fils de mon oncle les ramènerait à la maison avec sa voiture Tout
en se préparant maman
me prêchait un tas de
recommandations à
propos de ce que je ferai
pendant son absence.
Après avoir
avalé mes fortifiants,
je devrais prendre mon repas -
la viande aux abricots
aigres-doux - que je
réchaufferai un petit
peu sur le réchaud
avant de me mettre à
regarder la
télé. Je devais
apporter le bol de soupe
à cette pauvre femme.
Je la voyais fixer ses bas sur
les genoux à l'aide de
petits rubans
élastiques tout en me
parlant. Heureusement que papa
était au service de
nuit à l'usine, Ainsi
elle était
allégée d'un
lourd fardeau. Faire
apprécier le repas
à papa était
tout une affaire ! Toute la
journée elle trimait,
et cet homme difficile
n'était jamais content
! Il trouvait toujours quelque
chose à critiquer, un
sujet pour engueuler ma
mère... Après
avoir achevé de fixer
ses bas, maman se mettait
à grogner en regardant
le portrait de l'homme
acroché au mur. Tout en
mettant son chandail couleur
cerise pourrie elle disait,
toujours en regardant la photo
de papa : "
Eh bien, mon cher bonhomme !
Si tu ne buvais pas tant, je
ne serais pas obligée
d'aller chercher des amulettes
chez une voyante inconnue en
pleine nuit ! " Dés
qu'elle fut sortie avec la
jeune voisine, je me sentais
allégé d'un
fardeau. Je découvrais
vite la photo que j'avais
cachée dans la
couverture du livre. Je
regardais avec une grande
émotion cette image que
Yakup m'avait
prêtée à
la dérobée et
que je n'avais pas eu encore
l'occasion d'examiner depuis
des jours, car, dès que
je la prenais en main,
quelqu'un entrait subitement
dans ma chambre ou bien, en
entendant la voix de mes
parents, je la dissimulais de
nouveau et par la suite je
l'oubliais. Or, je
n'étais plus un gosse,
j'avais achevé ma
douzième année.
Il fallait que j'apprenne les
choses nécessaires
à un jeune homme de mon
âge. Quelques jours au
paravent, Yakup, le gars
sournois, m'avait
examiné
discrètement. Trouvant
un prétexte, il nous
avait fait faire, à
Sedat et à moi,
quelques dessins. Et
là, qu'est ce qu'il
avait rigolé de nous !
Soi - disant que nous avions
dessiné le corps
féminin ; mais tant
pis, si nous avions mal
placé les endroits
charnels ! Il ne fallait pas
ébaucher le sexe sur le
ventre, mais un peu plus bas,
juste dans l'entrejambes !...
Et après avoir ainsi
relevé notre gaffe, une
fierté et un orgueil
évident l'avaient pris
! Ainsi, comme il avait saisi
nos points faibles, nous
avions été le
sujet de ses moqueries.
D'après lui, quand un
garçon a atteint
l'âge de onze ans son "
oiseau " devrait bouger, c'est
- à - dire, son sexe
devrait se redresser. A nos
âges, les autres gars
couchaient déjà
avec les femmes du bordel ! Eh
bien, avec cette occasion de
se vanter, il ne cessait de
parler ! Il faisait tout son
possible pour nous faire
rougir. A vrai dire, puisque
nous n'étions pas
sourds ni dépourvus de
sentiments de virilité,
il nous était
impossible de ne pas rougir en
écoutant ce qu'il
racontait. Alors que nous,
nous ignorions où se
trouvait exactement le sexe
d'une femme, Yakup, lui, nous
racontait avec une grande
fierté qu'il avait
gonflé le ventre d'un
tas de jeunes filles. Si
après chaque relation
sexuelle une femme devait
accoucher, Elif, la manucure
devait avoir au moins trois ou
quatre douzaines d'enfants de
lui... Chaque fois qu'il se
targuait ainsi comme un coq de
bataille, il se caressait son
" oiseau " de la main qu'il
mettait dans la poche de son
pantalon, Sedat et moi, nous
mourions de honte...
Malgré nos
protestations telles que " Eh
ben, c'est pas vrai,
t'inventes tout cela ", notre
sentiment
d'infériorité
nous écrasait.
Je
ne sais pas pourquoi, mais
l'Etre humain supporte plus
facilement un affront s'il le
partage avec d'autres, mais
s'il est le seul objet de cet
affront, c'est plus difficile
pour lui ; C'est la nature
humaine ! Moi qui fais partie
du genre humain, une fois que
j'avais perdu le soutient de
Sedat - un beau jour en effet,
il était venu tout fier
et nous avait raconté
l'émotion sexuelle
qu'il avait
goûtée avec une
fille gitane qu'il avait
enfermée au cellier -
je me sentais si
abandonné sans savoir
comment agir dans cette
position de faiblesse, j'avais
alors lancé à
mon tour une attaque ! Et
cette sortie sous la forme de
quelques mots prononcés
timidement pour prouver que je
n'étais plus un gosse,
avait crée une surprise
de tonnerre ! Les yeux tout
ronds, mes copains
ébahis, murmuraient
: "
Avec elle, hein ? C'est avec
cette vieille femme que t'as
goûté l'amour,
hein ?... " La
tête baissée de
honte, je sentais que mon
cur saignait doucement,
brisé par le remords.
Et voilà, depuis trois
jours je vivais avec ce
sentiment. Pourquoi n'avais-je
pas donné un autre nom,
mais notamment celui de cette
pauvre ?... Cette question
m'épuisait.
Accablé de
déshonneur, je n'osais
même pas regarder les
gens. Je mangeais moins, je
sortais moins, je parlais
moins. Pour me sortir de ce
sentiment ou peut - être
par curiosité, je
regardais encore cette photo
pornographique que je devrais
rendre le lendemain à
Yakup quand j'entendis un
grincement assourdissant des
gonds de la porte ; je vis la
tête de maman
emmitouflée dans le
cache-nez glauque !
"
Si tu t'endormais, je
resterais à la porte.
Si seulement nous avions une
deuxième clé
!... " Pour
interrompre ces reproches
à propos de la
clé que j'avais perdue,
je lui dis : "
Bon, ça y est ; c'est
entendu ! Je mettrai la
clé à l'endroit
prévu " je
bégayais et
j'étais à voir
!... Un serpent glacial
glissait sur ma nuque... Une
sensation de fourmillement me
pressait aux jambes... Mon
cur battait le tambour !
Peut-être que ma voix
vibrait ou parce que j'avais
un visage étonnement
pâle, maman me regardait
étrangement.
Heureusement que le Klaxon du
fiacre l'avait
détournée, elle
n'avait pu trouver le temps de
me regarder plus
attentivement. Elle
s'était vite
éloignée en se
dandinant sur ses jambes
courtes et enrobées de
cellulites. Une fois qu'elle
était sortie, une
sensation de soulagement
m'avait pris !... Je remerciai
maintes fois par la
pensée l'Oncle
Nevrès qui m'avait
aidé en donnant des
coups de Klaxon afin d'inciter
maman à se
dépêcher. Si
celle - ci avait trouvé
la photo licencieuse comment
pourrais - je désormais
la regarder ? Qu'aurais-je
fait si elle avait surtout vu
le gonflement qui soulevait le
devant de mon pantalon ?... On
dirait que toutes les
bêtes du monde
circulaient en moi. Les
fourmis rongeaient mon
estomac, les grives
gazouillaient dans ma
tête, les mufles
excités beuglaient
comme des coups de tonnerre
dans mes oreilles. J'avais une
faim de loup... Pourtant,
j'étais incapable de
trouver la force de me lever
et prendre le repas dans le
garde - manger. Après
un moment d'oubli, le remord
qui m'épuisait,
recommençait à
saigner comme une plaie
inguérissable.
L'abcès me torturait le
cerceau jusqu'à ce que
mes nerfs fussent
paralysés. Maman
m'avait recommandé
d'emporter la soupe de la
vieille femme. Mais comment le
faire ? Comment oserais - je
la revoir ! Comme si elle
était informée
de mon mensonge enfantin,
j'étais
gêné et je la
craignais. D'ailleurs,
c'était justement
à cause de cela que
j'évitais d'aller chez
elle ; je trouvais chaque fois
un moyen de lui envoyer sa
soupe. Mais ce jour-là,
maman n'était pas
à la maison ; il
était donc impossible
qu'elle l'emportât ; il
ne restait que deux
possibilités : ou bien
ce serait moi à tout
prix qui devais remettre
à la pauvre femme son
écuelle de potage ou
bien je l'aurais
abandonnée à sa
faim. Il faisait
déjà nuit
puisqu'il avait
déjà un bon
moment que le muezzin de notre
quartier avait annoncé
aux croyants que la
prière nocturne allait
commencer. En fait, on
entendait déjà
les pas des gens qui avaient
accompli leur devotion et qui
rentraient de la
mosquée comme par
exemple l'Oncle Haydar, le
pépé de Sedat,
et le nouveau mari
Mevludanné -
c'était un paysan
courtaud aux gros yeux
globuleux et au ventre replet.
Dès lors je n'avais
plus le choix, je devais agir
en vitesse. Par
surcroît, c'était
non seulement la soupe qu'il
fallait lui porter, mais aussi
le plat de viande aux abricots
que maman avait
préparé avec un
grand soin pour me faire
grossir un peu ; car
d'après elle, un enfant
de mon âge, c'est -
à - dire en âge
de puberté, devait
être bien nourri.
Lorsque
je fus arrivé devant la
porte de chez elle
après avoir
traversé les chants des
grives qui arrivaient du
cimetière et qui
atteignaient une dimension
effarante à cause de
l'écho sur la
façade du petit
turbé, j'étais
si comblé
d'émotion que je
n'osais pas soulever le
loquet. Planté sur la
troisième marche,
j'essayais de me reposer
quelques instants et de
reprendre mes esprits. De
loin, on entendait la voix
criarde de
Redjébié Tata,
immigrée de Bulgarie,
appelant son petit - fils qui
n'était pas encore
rentré à la
maison : "
Hé, Ahmet ! Viens vite
enfant ! La table est
prête, les plats
refroidissent... N'oublie pas,
si tu le forces, ton
pépé te battra
à mort
!..." Après
un moment d'hésitation,
j'avais soulevé le
loquet et me voilà chez
elle ! Elle me reconnaît
à mes pas et dit
: "
C'est toi, fils ?
" Sa
voix était
gémissante. Elle sort
la tête enfoncée
dans la couverture et
m'apostropha doucement
: "
Encore à manger ?
" Elle
ne voulait pas de la soupe,
mais, si je lui offrais un
verre d'eau et si je changeais
ces pommes de terre
posées sur son front,
elle me serait très
reconnaissante. La bru du
potier les avait mises comme
un remède naturel
destiné à
baisser la fièvre, mais
ces maudites tranches se
réchauffaient
très vite ! La pauvre
jeune femme, malgré sa
promesse, peut - être
avait - elle une besogne
urgente, ne revenait toujours
pas les renouveler. Eh bien !
il n'y avait rien à
dire d'une femme sans
expérience, avec trois
enfants, elle était
toujours occupée et ne
pouvait perdre le temps
auprès de la malade. Je
lui offre le pot de cuivre
étamé que j'ai
rempli avec l'eau de la jarre
qui était au vestibule.
En soutenant sa tête par
la main, j'essaie de l'aider
pour qu'elle bût
facilement. Elle boit ou
plutôt elle imbibe ses
lèvres d'eau.
J'épluche une grande
pomme de terre sous une pluie
de remerciements ; je la coupe
en tranches et les remplace
avec celles que la jeune
voisine avait mises sur un
fichu en coton fin. Au moment
où je prenais le bocal
de café dans le
placard, elle me rappelle
qu'il y a des lokoums dans une
assiette en porcelaine fine ;
elle voulait que j'en mange.
Après avoir
enrobé les tranches de
café, je lui enroule le
fichu sur le front et j'y fais
un nud. Dès que
les tranches fraîches
lui touchent le front, les
gémissements de la
pauvre prennent fin. Un peu
soulagée, elle pousse
un soupir et voilà les
remerciements qui se
succèdent :
"
... Que le Ciel te garde !...
Que le Ciel transforme en or
tout ce que tu touches ! Que
tous tes désirs soient
réalises !...
" Sous
cette pluie de souhaits
cordiaux, je me sentais
brisé et accablé
de remords. Elle
répète plusieurs
fois qu'il y a des lokoums et
ajoute : "
Prends-en mon fils ! Manges-en
! Vas-y mon chou, ne me force
pas à parler... Tu
vois, j'ai de la
difficulté à
parler ! " Son
regard qui se fixe
tantôt sur moi,
tantôt sur l'assiette en
porcelaine chinoise, est
tellement inexpressif. Ses
yeux pleins de larmes
prêtes à couler
m'obligent à me lever
et à m'avancer à
pas forcés vers le
placard qu'elle
désigne... La mollesse
d'un lokoum aromatisé
de rose entre mes doigts... Un
frémissement subit dans
mon corps... Je retiens
difficilement le haut - le -
cur qui trouble mon
estomac. J'étais si
confus ! je ne pouvais pas le
refuser pour ne pas peiner la
vielle ni le manger ; car,
même la vue de ces
lokoums enrobés de
sucre en poudre et de
poussière de la rue
provoquait en moi ce haut - le
- cur. J'étais
imprégné de
sueur ; je la scrutais ; elle
me fixait. Elle avait l'air de
vouloir être sûr
si j'en mangerais. Donc, je
n'avais pas d'autre moyen. Le
glissement de quelque chose de
moue et d'aromatisée
dans ma bouche... La main sur
la gorge pour retenir la
nausée, je prends
l'assiette de viande aux
abricots que je viens de
laisser sur la table, je
m'agenouille près du
lit, à son chevet.
"
Vas-y, c'est ton tour...
Maintenant, tu mangeras un
morceau de ce que je t'ai
apporté. C'est
très bon ! Maman l'a
préparé
spécialement pour toi.
" Elle
objecte gentiment
: "
Merci, mon beau fils ! Je ne
peux rien manger... Même
une bribe me bouche la
gorge... " "
Au moins quelques
bouchées, pour mes
beaux yeux... "
"
Je ne peux pas, mon fils...
" "
Du moins une seule
bouchée. Simplement
pour goûter... "
Il
surgit une buée sur les
yeux livides... Quelques
faibles scintillements... Elle
essaie de mâcher
à l'aide de ses
mâchoires usées
l'abricot imprègne du
jus de viande que je viens de
glisser dans sa bouche avec
une fourchette... Elle essaie
de sourire doucement pour me
remercier. Soudain, un haut -
le - cur !... Un
remuement subit dans sa
poitrine... Ses yeux
deviennent énormes.
Après une série
de rots successifs et
bruyants, une odeur
d'éructation s'exhale
et une sueur abondante afflue
sur son visage ridé...
Le lokoum que je viens de
manger me bouche la gorge. Je
regarde bouche - bée,
les yeux grand - ouverts de la
femme aîné de
l'Oncle Ehliman.
J'étais incapable de
faire quoi que ce soit ; je me
frottais les mains. Elle doit
probablement comprendre que je
frémissais de peur,
après avoir
échappée
à la deuxième
crise : " Vas-y, mon gars,
soupire - t - elle, ne
traîne pas ici. Il
devrait y avoir un peu
d'argent là, sous ce
coussin orange, prends - le et
rentre chez toi. Demain tu
iras au ciné avec tes
copains... " Ses
lèvres bleuâtres
se crispent. Un remuement, une
ondulation qui se
répand de son abdomen
vers sa gorge. Une crispation
du corps... Ses yeux
deviennent de nouveau
exorbités... Est - ce
moi, ce garçon, une
assiette en cuivre
étamé à
la main, et qui crie :
"
Ne meurs pas, je t'en prie !
" Une
éructation. Encore
une... Des bruits rappelant
les oiseaux... Les yeux
fixés sur moi, elle
essaie de murmurer : " Vas -
y, mon petit ! Ne perds pas le
temps avec moi. Vas regarder
la télé... Moi,
je ne suis pas en très
mauvais état ; demain,
j'irai mieux ; tu vas voir, je
recommencerai à coudre
des boutons de chemise ; tu
enfileras mes aiguilles. Et je
te donnerai des pistaches, des
noisettes, à toi et
à tes copains... " Il
me semble que le bleu
foncé de ses
lèvres disparaissait et
que ses yeux se retiraient de
nouveau dans les orbites. D'un
seul élan, elle me
prend la main dans les
siennes. Une fois que je
ressens sa chaleur, je me mets
à frémir comme
si je touchais une marmite
chaude. Entre temps, elle me
rapproche d'elle, me serre
contre son corps, me caresse
les cheveux, elle les flaire,
les baise... Plus
tard, elle dit " Dis donc, mon
chou, vas vite chez toi... Moi
je me porte mieux. Il n'y
à pas à avoir
peur... " Je
me lève pour partir,
mais une hésitation me
prend : " Et si tu meurs ? "
Un sourire vague sur ses
lèvres livides, elle
dit " Dis donc mon petit ! Il
n'y a pas à avoir peur.
Eh bien, je n'ai pas encore
envie de partir de si
tôt. Pourquoi parler de
mourir ? Attends un peu, il y
a encore de beaux jours
à vivre. Penses - tu
que je te quitterai avant que
tu ne grandisses ? Eh bien,
quand tu seras ivre, sans moi,
penses - tu que tu trouveras
quelqu'un pour te sauver de la
boue de la fontaine ?...
" Je
sors et je me promène
un bon moment sous les
peupliers touffus entre le
cimetière et la voie
ferrée pour oublier ma
honte ; oublier l'acte indigne
que j'avais commis envers
cette vieille au nom de mon
passage de l'enfance à
l'adolescence aux yeux de mes
copains. Ni la peur, ni les
ténèbres ni
même la sereine bise
automnale ne m'empêchent
de faire cette promenade
interminable qui ne prend fin
qu'à quelques minutes
après le retour de
maman. Quand
je m'étais
réveillé le
matin, papa et maman
n'étaient pas à
la maison. Leur lit
n'était pas
défait... Par la
fenêtre de leur chambre,
on voyait deux hommes
transporter un long cercueil
vide ; Hussein, le demi - fou
du quartier, essayait de
porter difficilement la table
mortuaire sur laquelle on lave
les
décédés
vers la petite maison de la
femme aînée de
l'Oncle Ehliman...
*
Jeu de mots qui faisait allusion
au fait qu'on était jeune
et qu'on avait les parties du
corps, surtout sexuelles, qui
fonctionnaient très bien.
**
Baklawa, une sorte de mille -
feuilles au
pistache
|

Fraicheur de printemps
S. FLIX
|