Vifs, les rouges rayons d'un soleil au couchant
Renversent de leurs poings les cimes et les butes;
Ils n'attendaient du soir qu'un soupir apaisant !
C'est l'heure où la lumière et les ombres chahutent.
Mais quand le vent s'émeut dans les arbres roussis
Assombrissant des prés tapis sous les nuages,
L'astre joue en la Terre ! Et sur son orgue, en si,
Me transforme en cantique au travers de ses âges !
Sur ce rebord du monde il salue les sillons,
Me fait un grand clin d'il en chevauchant la dune;
Et déjà, par mes yeux s'éloigne l'horizon
Quand brille un ver - luisant, quand le jour sous la lune
Eteint sa vieille lampe aux ordres bu destin !
jusqu'à Pâme se tait la rumeur dans son voile,
Sans musique, le disque emporte un lendemain
Lors, tout au bout bu ciel se couche mon étoile.