Si tu revenais frapper à ma porte
Avec ton sourire et ton air taquin,
Si tu m'attirais d'un geste coquin
En foulant aux pieds ma rancune morte,
Si tu reposais ta main chaude et forte
Sur mon coeur à nu, sur mon tendre sein
Et si, me coulant un regard câlin,
Tu disais tout bas: "Plus rien ne m'importe
Qu'être pardonné : j'ai besoin de toi !"
Alors, je le crains, alors, sur ma foi,
Sans un regret, sans fierté, sans courage,
J'effacerais tout, je t'embrasserais,
Je replongerais dans mon esclavage...
C'est pourquoi, surtout, ne reviens jamais.