Ce matin, j'ai voulu aller sur ta tombe,
Pour la fleurir,
Comme le font les familles, à la ronde,
En ce jour de Toussaint,
Pour se souvenir
De leurs parents défunts.
Mais comment me rappeler,
Aller te saluer avec tes petits enfants,
Alors que nulle part tu n'es enterrée ?
A ta mort, tu as souhaité partir en fumée,
Et tes cendres se sont envolées
Au dessus de ce lac que tu aimais tant.
Comme l'an dernier,
Laurent, Cécilia et Eileen m'ont accompagnée
A l'église, allumer des bougies.
Devant la statue de Marie,
Un instant, nous nous sommes recueillis.
Ensemble, nous avons fait une prière
Pour que la lumière
Des cierges éclaire ton âme
Et que tu te réchauffes à leur flamme.
A Dieu nous avons demandé,
Que tu reposes en paix.
Puis, nous sommes allés au cimetière,
Voir toutes les tombes en fleurs.
Je leur ai expliqué avec des mots d'enfants,
Avec les mots du cœur,
La vie, la mort, la joie, les tourments.
Afin qu'ils se souviennent de cette grand-mère
Que jamais ils ne verront de leur vivant.
Tu le sais,
Tu es souvent dans mes pensées.
Même si avec le temps, je ne m'y trompe
Pas, les images s'estompent.
Je vais de l'avant,
Je continue la vie qu'un jour tu me donnas.
Mais parfois, Maman,
Vous me manquez, toi et tes bras.